Seul PEUGEOT a Zéro ?

Depuis la création des premières automobiles, à vapeur, électrique ou à pétrole, chaque constructeur a baptisé ses créations d’un nom choisi par lui-même. Ce nom fait référence à une puissance, une évocation, un animal, ou autre chose. Certains choix sont plus ou moins heureux, car ils ont une signification tout à fait différente dans certains pays. Koléos semble mélodieux chez RENAULT, mais sa signification grecque est tout autre ! Chez NISSAN, Pajero n’a pas fait l’unanimité, car ce nom est une insulte ou une vulgarité dans certains pays… RENAULT avait créé la 17 et ce nombre est maléfique dans certains pays . Et que penser chez ALFA ROMEO avec la Mito et chez AUDI  commander un e-tron, quelle élégance…

Et le chiffre Zéro ? PEUGEOT en avait obtenu l’exclusivité dès le lancement de sa 201 ( 1929 à 1937 ) , arguant le fait que ce zéro central était situé en face de la dent de loup qui recevait la manivelle. Mais le Zéro central du sigle du véhicule positionné au niveau du trou de manivelle dans la calandre apparut avec la 202 ( 1938 à 1949 ). Il y eut la 301 ( 1932 à 1936 ), la 302 ( 1936 à 1938 ), la 401 ( 1934 à 1935 ), la 402 ( 1935 à 1942 ), la 601 et la 602 ( 1934 à 1935 ). Les PEUGEOT d’après-guerre ont perdu cette ” particularité “, et j’imagine mal une 508 avec un trou dans la calandre et beaucoup de personnes ne savent même plus ce qu’est une manivelle et quels en sont les usages…

PORSCHE a présenté officiellement au public sa 901 en 1963 ( une année mémorable… ), et sous la pression de PEUGEOT l’a débaptisée et rebaptisée en 911. Mais aucun veto pour les appellations 904, 906, 907 et 908. Pareil pour MERCEDES avec le lancement des utilitaires 107, 108, 109, 206, 207 208, 209, 306, 307, 308, 309, 406, 407, 408, 409,507, 508, 509,603, 607, 608, 609, 708, 709, 806, 807, 808, 809, 906 et 907 ! Pourquoi ?  PEUGEOT et MERCEDES ont des modèles portant le même nom. mais également FERRARI avec ses 206, 208, 308 et 408… ainsi que TATRA avec sa 603 !

Une fois de plus le passé est toujours présent et sera toujours d’actualité dans le futur.

Philippe VASSEUR.  14/04/2020

Azote + Liquide = CITROËN.

Que signifient LHS, LHS 2, LHM et LDS ? Avant les réponses, commençons par le commencement… André CITROËN fabriqua sa première automobile, la type A, en 1919, au lendemain de la première guerre mondiale. Il avait engrangé pas mal de capitaux pendant cette triste période en fabriquant de l’armement ( obus… ), capitaux qui lui servirent dès la fin du conflit à créer sa propre marque de voitures. Visionnaire et homme de génie, il n’avait de cesse de rechercher ce qui pouvait être à la pointe du progrès afin d’en équiper ses créations automobiles et en même temps en faire profiter sa clientèle. Il cher-chait toujours à innover et voulait que ses voitures soient les meilleures sur le marché. Pour augmenter le confort et la tenue de route, il s’inspira de l’invention de Georges MESSIER qui, en 1925, inventa la suspension oléopneumatique. M. MESSIER installa cette innovation sur sa voiture qu’il baptisa MESSIER sans ressort;  plus de150 véhicules de ce type furent fabriqués et vendus entre 1925 et 1931. Cette technique était vraiment au point car elle équipa aussi des trains d’atterrissage d’avions.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Paul MAGES, du bureau d’études CITROËN, inventa la suspension hydropneumatique. Le principe est le suivant : une pompe haute pression, entrainée par le moteur, est couplée à un accumulateur qui assure la distribution du liquide hydraulique sous haute pression pour les différents équipements du véhicule, en passant par des sphères  remplies d’azote liquide et divisées en leur moitié par une membrane en caoutchouc qui, de l’autre côté, contient le fameux liquide de suspension. Suivant les véhicules et les époques, ce système azote/liquide servait à l’assistance de direction, le freinage, la commande d’embrayage et de boîte de vitesse. Et comme disait papa, tant que tes boules ne sont pas gonflées, tu ne prends pas la route ( consigne de sécurité si fuite de liquide… ).

La première bénéficiaire de cette innovation fut la Traction Avant 15/6 H  ( H  pour hydraulique ). Fabriquée de  mai 1954 à fin 1956 en 3077 exemplaires,  sa suspension hydropneumatique n’agissait que sur les roues arrières. Son liquide s’appelait liquide hydraulique synthétique ( LHS ) et était de couleur rouge. Il était très corrosif et occasionnait des fuites… Fin 1956, 2 Traction Avant 15/6 H limousine 6 glaces  furent fabriquées sur commande spéciale plus une qui servit de véhicule personnel à M. René COTY.

Salon de l’Auto 1955 ( au Grand Palais de 1901 à 1961 ) : présentation de la CITROËN DS 19. Suspension. direction et commande de boîte de vitesses hydraulique avec 2 pédales au plancher : accélérateur et ” champignon ” en guise de pédale de frein ( dosage difficile… ). Le régulateur de pression agissait sur le train arrière en fonction de la charge, ce qui empêchait le blocage des roues arrières avant les roues avant lors du freinage. En 1957, introduction de l’ID 19, version simplifiée de la DS 19, avec la suspension hydraulique seulement et donc 3 pédales au plancher. Le nombre de pédales permet immédiatement de différencier une DS d’une ID. Et toujours le LHS rouge de première génération… L’ID bénéficiera enfin à partir de 1961 d’un freinage assisté ! En 1965, DS et ID passeront au LHS 2 incolore et d’origine végétale. Le LHM ( liquide hydraulique minéral ), de couleur verte, équipera à partir de septembre 1966 nos deux modèles jusqu’à leur arrêt de fabrication en 1975.

Mais cette révolution technique équipa d’autres CITROËN :

M 35 ( 1969/1971 ). Prototype sur base d’AMI 8 avec seulement 2 portes et équipé d’un  moteur rotatif monorotor  WANKEL, fabriqué à 267 exemplaires. GS, puis GSA ( 1970/1986 ) –  SM (1970/1975)  –  CX (1974/1991)  –  BX  (1982/1994) – XM (1989/2000) –    XANTIA (1993/2002)  – C5  (depuis 2000)  –  C6  (2006/2012)

CITROËN a abandonné la suspension hydropneumatique en 2017 car jugée trop onéreuse. Ce système a équipé d’autres véhicules. MERCEDES avec sa 450 SEL 6.9, PEUGEOT avec sa 405 GR X4, SR X4, MI 16 X4 et T16, mais agissant seulement sur l’essieu arrière, idem pour ROLLS ROYCE avec ses Silver Shadow et Silver Spirit sur l’essieu arrière. Un système semblable équipa le char LECLERC et certains camions TT MAN/MERCEDES. MERCEDES et AUDI utilisent cette technologie. Le système ABC MERCEDES est très frayeux en cas de fuite de liquide…

Ma première voiture fut une GS de pré-série née en mars 1971, motorisée par le 4 cylindres de l’AMI Super de 1015 cm3 et équipée  d’un convertisseur de couple, donc 2 pédales au plancher et intérieur d’AMI 8. Corrosion galopante et fuites hydrauliques fréquentes, elle finit à la casse, modèle maintenant difficile à trouver qui ferait le bonheur d’un collectionneur… Mais personne ne connait l’avenir…                                                                                                                                                                                                                                                                                             Philippe VASSEUR. 27/03/2020

Passe à la caisse…

En cette période de fin d’année, et plus particulièrement au mois de décembre, les dépenses liées à l’automobile vont grandement impacter notre budget loisirs  Car il ne faut pas faire mentir le dicton : pluie en novembre, Noel en décembre… Qui dit Noel dit cadeaux et dit trajets routiers pour se retrouver en famille, et aller jusqu’à prolonger les fêtes jusqu’au nouvel an… Qui dit retrouver ses proches dit revenir chez soi la fête finie, et ces trajets routiers, tout comme au moment des vacances scolaires, imposent souvent aux usagers de la route de circuler sur des voies à… péage ! Cela ajouté à la cherté des festivités…

Mais d’où nous vient cette taxe ? Des Romains, qui étaient de grands bâtisseurs de ponts. Péage vient de pedaticum, le droit de mettre le pied ( pedis ) sur le pont pour le traverser. Qui dit pied, dit sandale, chaussure de l’époque, et les Romains, afin qu’on leur verse cet impôt, se devaient d’être spartiate ( faciiiiile… ). Au Moyen-Age, le péage se faisait à l’entrée des villes : on taxait les personnes, les marchandise et même les animaux, les sommes ainsi encaissées servant à financer l’entretien des chemins et routes. Au vingtième siècle, les premières autoroutes européennes furent construites. Et Le premier péage fut installé en Italie, sur une idée de l”ingénieur Piero PURICELLI, afin d’amortir les frais de construction. Son inauguration eut lieu le 20 septembre 1924. Mais ce n’est qu’à partir de 1955 que l’on dût s’acquitter du péage en France, car on pensa aussi à faire payer les usagers de la route afin de pouvoir financer les frais de construction et d’entretien des autoroutes. Ah ! la France jamais en retard pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat ! Car si l’autoroute la moins chère, l’A68, reliant Toulouse à Albi, ne vous demande que 1 euro cinquante cents pour 61 kilomètres, la plus chère, l’A14, reliant La Défense à Orgeval vous réclame, suivant les horaires de passage, de 1 euro 50 cents à 8 euros 30 cents et pour seulement 15 kilomètres ! Mais il existe une région en France sans péage :  la Bretagne. Cette exonération fut décidée par Anne de Bretagne qui, durant sa courte existence comprise entre 1477 et 1514, s’était toujours opposée  à ce que les bretons s’acquittent d’une taxe de circulation sur ses terres. Et cette loi régionale perdure…  Une autoroute ne peut être donnée en concession payante que s’il existe un itinéraire parallèle. Et ce n’est pas le cas en Bretagne…

Je cite brièvement un impôt rural aujourd’hui supprimé ( depuis 1948… )  appelé octroi. Il consistait  à faire payer aux gens des taxes sur certaines denrées; l’octroi était redevable à l’entrée des villes. Une autre taxe est toujours perçue et d’actualité : la douane. Je me rappelle d’un ” événement ” vécu étant enfant… Des amis de mes grands-parents paternels roulaient en PEUGEOT 404. Etant frontalier de la Belgique, ils allaient, comme beaucoup, y faire le plein de leur véhicule car le carburant y était moins cher. Mais comme les douaniers contrôlaient le niveau de carburant du véhicule par la jauge à essence à l’entrée et à la sortie de la Belgique,  le propriétaire de la 404 avait bricolé la jauge à essence afin qu’elle ne monte pas trop haut. Et une fois en rentrant de nuit, passé le poste frontière, le ” bricolage ” fit sauter l’électricité de la voiture. Et le retour jusqu’au domicile se fit dans le noir. Comme quoi…

Philippe VASSEUR  02/12/2019

 

La PRAB

C’est l’histoire de deux copains qui en 1966, une fois leur BTS de bureau d’étude mécanique en poche, décidèrent de construire une auto. De cette manière, ils atteindraient un double objectif, celui de se faire plaisir tout en enrichissant leur curriculum vitae.

Paul RETAILLEAU, 21 ans et André BODIN, 20 ans, d’où le nom de la PRAB, se lancent dans l’aventure et vont faire avancer la construction de deux voitures originales, travaillant alternativement une semaine sur l’une et l’autre en respectant un cahier des charges très élaboré suivit du dessin de chaque pièce.

Au final ils auront une PRAB rouge et une PRAB blanche. Les deux autos seront immatriculées en 1969.

La rouge sera détruite lors d’un incendie !

 

 

 

Jean-Marie Vasseur  13/10/2019

Tu roules à quoi ?

Petit rappel : qu’est-ce qu’un véhicule automobile ? C’est un véhicule terrestre qui se déplace en utilisant sa propre source d’énergie pour se mouvoir, auto signifiant ” par lui-même ” et mobile ” qui se déplace “. Mais quelles sont les énergies utilisées pour assurer ce déplacement ? Résumons par ordre d’apparition énergétique. La vapeur a étrenné l’ère automobile. Et le premier à employer la vapeur comme énergie fut… le belge Ferdinand VERBIEST. Prêtre, jésuite, mathématicien, astronome et missionnaire, il installa une bouilloire sur un four, l’ensemble mis en mouvement par l’intermédiaire d’une roue à aubes, d’engrenages et de petites roues. Et cela en 1668 ! Il termina son existence en Chine où il fut le mathématicien attitré de l’empereur et mourut à Pékin. Puis Joseph CUGNOT créa son fardier 101 ans plus tard en 1769, véhicule révolutionnaire qui n’a aucun rapport avec la Révolution Française de 1789… Amédée BOLLEE père effectua en 1873 le premier trajet automobile accompagné de 12 passagers aux commandes de L’Obéissante et fabriqua en série le premier véhicule automobile dès 1878. Mais le combustible ” essence ” inspirait d’autres inventeurs. Etienne LENOIR déposa le brevet du moteur 2 temps en 1860 et Alphonse BEAU DE ROCHAS celui du moteur 4 temps en 1862. En 1883 Etienne LENOIR fabriqua la première voiture à moteur 4 temps à combustion interne à gaz ( brevet BEAU DE ROCHAS ). En 1884 Edouard DELAMARE-DEBOUTTEVILLE et Léon MALANDIER fabriquèrent la première voiture à moteur 4 temps à combustion interne à pétrole.
Passons à l’électricité. Si cette énergie équipe de nombreux véhicules de nos jours, et même associée avec une autre énergie, elle n’avait pas les faveurs des gouvernements au début du siècle dernier et un peu avant. En 1881 Gustave Trouvé présenta un tricycle électrique et le belge Camille JENATZY passa le seuil des 100 km/h au volant de sa Jamais Contente en 1899. Autre énergie : celle produite par un gazogène. Le principe consiste à brûler du bois ou du charbon afin de les transformer en vapeur qui, après passage dans différents ensembles, sont utilisés en tant que combustibles. Le rendement énergétique est faible et gros consommateur de charbon ou bois… Georges IMBERT le mit au point en 1920 et Louis LIBAULT déposa un brevet de gazogène modernisé en 1936 qu’il baptisa GAZAUTO. Les gazogènes connurent la gloire durant la seconde guerre mondiale, restrictions de carburant oblige… Puis l’homme s’intéressa à une autre source d’énergie : le gaz de pétrole liquéfié ou GPL. Les débuts se firent timidement dès 1960 dans le sud de la France grâce à la proximité de la raffinerie de Lacq. Avantage : prix de vente inférieur de moitié ou plus comparé à un litre de carburant classique. Mais inconvénient : le réservoir de stockage occupe l’emplacement de la roue de secours et réduit la capacité de chargement… Les problèmes liés à l’écologie et la diminution de production des énergies fossiles imposent de rechercher d’autres sources d’énergie. On commence à employer l’hydrogène, et j’ai suivi un véhicule fonctionnant à l’hydrogène en 1986 ou 1987. Je travaillais en région parisienne et j’étais étonné de suivre une PEUGEOT 205 avec cette inscription sur la lunette arrière : je roule à l’hydrogène. Je vis ensuite ce véhicule pénétrer dans l’enceinte du centre d’essais de Vélizy Villacoublay… Mon véhicule de tous les jours est une MERCEDES S430 type W220 de 1999. Je n’aurais jamais pensé rouler quotidiennement avec un V8 de 279 chevaux. Consommation entre 9 et 11 litres mais je roule au gaz… Achetée une misère il y a près d’un an et totalisant maintenant 359000 kilomètres, sans consommer eau ou huile… Confort et sécurité, GPS, chargeur CD, téléphone et même la télé, aucune option mais l’équipement d’une voiture actuelle suréquipée et énormément chère à l’achat. Et avec le prix du litre de gaz très compétitif, mon plaisir est immense et quotidien !

Ph.VASSEUR 13/10/2019

Les vacances, ça vous tente ?

De tous temps, les personnes disposant de quelques économies ont toujours agrémenté leur train-train quotidien en partant en vacances une fois dans l’année ou plus suivant leurs revenus. Mais qui dit vacances dit hébergement ! Et si l’on quitte son domicile pour s’exiler temporairement afin de changer d’air, il faut bien se loger… La location la plus abordable est la nuit à la belle étoile, et plus sécuritaire sous une toile de tente dans un terrain de camping. Car le camping en France débuta au début du XX siècle. Loger sous la tente dans un terrain de camping représente un moindre coût par rapport à l’hôtel et permet d’être plus proche de la nature. Et les vacances annuelles se démocratisèrent en France par l’arrivée des congés payés en 1936 et l’essor de l’automobile. Et les vacanciers s’exilent suivant leurs moyens financiers et leurs préférences de villégiature. Mer, montagne, randonnée… le choix est vaste et toujours en rapport avec l’endroit choisi.

Le génie humain et le modernisme aidant,  la toile de tente donna naissance à la caravane. Henri HENON, né en 1908 et originaire de la Somme, fut le premier en France à se lancer dans la fabrication des caravanes en 1928. Ami de l’avionneur Henri POTEZ, la construction de la caravane reposait sur une ossature en bois recouverte de coton entoilé, procédé de construction semblable à celui des aéronefs. Les premiers exemplaires furent construits pour la bourgeoisie locale et en 1934 3 exemplaires furent livrés à des clients amiénois. Puis jusqu’en 1939, 44 autres exemplaires trouvèrent preneur. Mais on n’arrête pas le progrès…

La toile de tente, la caravane, le mobile-home, inspiré de la caravane et plus grand et souvent destiné à rester au même endroit, que pouvait-on inventer ? Le camping-car ! Le plus ancien répertorié fut fabriqué ET en série en 1913 aux Etats-Unis. Il consistait en une remorque attelée derrière une FORD T et en 1916 évolua en une caisse habitable constituée d’un seul bloc  installé sur un châssis FORD.  Il fallut attendre l’année 1920 en France pour que des inventeurs installent une partie habitable en lieu et place du coffre sur un châssis automobile pour créer le premier camping-car national. Puis ne fut conservé que le châssis, le moteur et une partie de la caisse.

En 1925, Raymond ROUSSEL construisit la première “maison-automobile “. La carrosserie était construite autour d’un espace habitable et montée sur un châssis de camion SAURER, et la vitesse maximale de “l’engin” atteignait 40 km/h.  Les années 1970 marquèrent le début du déclin des caravanes au profit des camping-car. Des constructeurs professionnels proposèrent une gamme élargie de modèles, notamment avec capucine, et il n’y a que l’embarras du choix pour se poser dans l’Hexagone, avec un total de 10 000 terrains. Et pour ceux que le camping rebute, il y a l’hôtel. Mais c’est plus cher…

Ph.VASSEUR  29/07/2019

C’est quoi ta caisse ?

Tu roules en quoi ? Telle est la question ! Sympa d’avoir quatre roues motorisées. Mais quelle utilité ? Petit résumé de ce à quoi tu peux prétendre…   Que choisir ? Sans porte ? Buggy ou Jeep… Une porte ? BMW Isetta. MESSERSCHMITT KR 175, 200 ou 500,  accès à l’intérieur par une bulle en plexiglas. Choix de l’originalité ? LINCOLN Continental ( portes à ouvertures antagonistes ). MERCEDES 300 Sl, DE LOREAN DMC 12 ( portes papillon ). LAMBORGHINI Countach et Diablo ( portes élytres ). PEUGEOT 1007 ( portes coulissantes ). Mais en quoi roules-tu ? Lis bien ce qui suit…

La berline, née à Berlin, comporte 2 portes latérales et 4 glaces ( 2 par coté ). Berline sans montant central ? FACEL VEGA Excellence. Mais en 2 portes, c’est un coach.  Avec 2 glaces supplémentaires, voici la limousine,  carrosserie réputée du Limousin. Elle s’appelle Saloon en Grande Bretagne et en Irlande et Sedan aux Etats-Unis et dans certains pays. La 2CV CITROËN devint limousine avec le temps… La R16, en 1965, fut la première limousine équipée d’un hayon ( appelé aussi 5ème porte ). Et si la limousine est découvrable uniquement au niveau de la banquette arrière, elle s’appelle landaulet…                  Le break, dérivé de la berline, voit son toit prolongé jusqu’à l’aplomb arrière du véhicule. Il s’appelle Estate au Royaume Uni et Station Wagon aux Etats Unis, au Canada anglophone et en Australie. Il comporte au minimum 5 places, mais la TRACTION AVANT s’appelait limousine commerciale ou limousine familiale suivant le nombre de banquettes… Break de chasse ou Shooting-Brake ? Evocation du coupé ou du cabriolet vers un break 2 portes avec hayon ( VOLVO P 1800ES, RELIANT Scimitar… ).                                                                               Le coupé dérivé de la berline a 2 portes et 2 glaces latérales mais la ROVER P5B avec le V8 3500 cc d’origine BUICK s’appelait coupé 4 portes dans sa version avec toit rabaissé au niveau des portes arrières…Coupé GT ? PORSCHE 911. Coupé/cabriolet ? Actuelle MAZDA MX5. Coupé sans montants ? BUICK Roadmaster Riviera 1949 ( 2 portes 4 glaces sans montant central entre vitres avants et arrières ). Appelé aussi coupé hardtop, issu de hard top convertible.                                                                                                                          Le cabriolet est dérivé de la berline. Il a 2 portes sans encadrement supérieur, un parebrise fixe et est découvrable par capote ( aucune connotation sexuelle… ) ou par un toit escamotable. Appelé Kabriolet en Allemagne, Convertible aux Etats Unis, Drophead Coupe ou Open Two-Seater ou Convertible au Royaume Uni, Convertible ou Cabriolet en Italie et Descapotable en Espagne… Le Roadster ? Traditionnellement 2  portes et 2 places décapotables et sans fenêtres latérales ( LOTUS Seven… ).                              Le Spider ( ou Spyder ) s’appelait au XVIIème siècle phaéton et était une voiture hippomobile réputée. Il fut rapidement appelé spider ( araignée aux Etats Unis ). Sa carrosserie est spécifique, a 2 portes et ressemble au cabriolet. pour exemple PORSCHE 550 Spyder, ALFA ROMEO Spider…                   Le pick-up ou pickup s’appelle aussi S.U.T. ( Sport Utility Truck ). Sorte de camionnette dont la caisse ou l’espace arrière est ouvert et peut être bâché. Il est parfois dérivé des 4X4.                                                                                                                Le runabout ou skiff, très rare, s’inspire des coupé, cabriolet, roadster ou spider. Imaginé des formes et concepts des bateaux runabout des années 1900 ( CITROËN B2 Caddy… ). Souvent habillé d’éléments en acajou vernis. Ne pas confondre avec les Woody, carrosseries dont les portes et les flancs latéraux étaient revêtus de bois fixés sur la tôle. Quant aux culs-de poule, forme arrière typique de certaines voitures des années ’30 ( BUGATTI 35, AMILCAR… ), aucun rapport avec l’ustensile me permettant de faire fondre mon chocolat au bain-marie mais une certaine ressemblance !                                    La meilleure protection en cas d’orage ? Une automobile à carrosserie métallique. C’est le principe de la cage de FARADAY. Et dans ce cas, je file direction l’Yonne : je pars à Tonnerre…                                                                                                                                                                                                                                                                Ph.VASSEUR  02/07/2019

Et le tricar devint cyclecar…

Une moto repose sur deux roues. Si vous lui en ajoutez une troisième en gardant celle arrière motrice et en installant cette troisième roue en parallèle de celle avant existante, l’engin motorisé devient tricar. Avant le début  du vingtième siècle, cet engin s’appelait tricycle à moteur. Dérivé de la motocyclette, on lui adjoignit entre les roues directrices avant un siège bien pratique afin de véhiculer un ou plusieurs passagers. Ce siège était couramment appelé ” siège de belle-mère ” ( devinez pourquoi… ). A ne pas confondre avec le ” coussin de belle-mère ” qui est une sorte de cactus et qui donnait du piquant à la scène quand belle-maman y posait son séant…

En cette année 1907, Robert BOURBEAU et Henri DEVAUX, élèves-ingénieurs à PARIS, circulaient à bord d’un tricar de la marque J. QUENTIN. Après un accident, leur véhicule fut détruit. Seul le moteur était réutilisable. N’ayant pas les moyens de le faire réparer, ils eurent l’idée de le transformer.
Le chassis fut constitué de deux longerons en frêne. La carrosserie en forme de carlingue d’avion fut fabriquée en contreplaqué dans laquelle furent installés deux sièges  à armature métallique recouverts de toile et disposés en tandem. Le moteur prit place à l’avant et était surplombé d’un réservoir en forme d’obus qui alimentait le moteur par gravitation et évitait l’emploi d’une pompe ou d’un thermosiphon. La transmission s’effectuait aux roues arrières par une chaîne qui entraînait un arbre primaire qui lui-même entraînait une courroie pour chaque poulie-jante. Le changement de vitesses se faisait par l’intermédiaire d’un levier qui tirait le train arrière vers l’avant ou l’arrière afin de détendre ou tendre les courroies et donc de faire passer les courroies sur les différentes poulies accolées aux jantes. La suspension arrière était constituée de deux ressorts à lames, celle avant d’un essieu rigide suspendu en son centre d’un axe faisant office de pivot de direction. Le freinage était assuré par deux patins à chaque roue arrière. Et si l’engin ne disposait pas de marche arrière, sa particularité résidait dans le fait que le pilote était installé… derrière le passager !

En ajoutant une quatrième roue à leur tricar initial, messieurs BOURBEAU et DEVAUX en firent un cyclecar. Le cyclecar était une alternative entre la motocyclette et la voiturette. Petit, léger, bon marché, il était souvent assemblé avec un moteur monocylindre ou bicylindre, ce qui lui autorisait une fiscalité avantageuse. La création de ces deux personnages prit le nom de BEDELIA, par l’emploi de la première lettre de leurs noms de famille auxquels fut accolé ” lia “. Le succès fut rapide. L’engin atteignait 70 km/h et dépassait la plupart des voitures de son époque. Proposé au tarif de 1200 francs de l’époque, il était moins cher qu’une voiturette. Il fut aussi décliné en voiture de course, en véhicule de livraison et même le Service des Armées fut intéressé mais l’affaire ne donna pas suite. Il s’illustra en compétion et acquit de nombreuses victoires en course et records de vitesse. Entre 1910 et la première guerre mondiale, il en fut construit environ 3000. Il fut vendu en Grande Bretagne mais avec un moteur JAP, en Italie, en Afrique et en Indonésie.

Après 1918, Robert BOURBEAU quitte BEDELIA pour fonder les Ets. JACQUEMONT et en 1920, Henri DEVAUX revend ses droits de fabrication à M. BINET, concessionnaire BEDELIA ( ne pas confondre avec BINET, né bien plus tard et créateur de la bande dessinée ” les BIDOCHON “… ). Le BEDELIA sera fabriqué par MAHIEUX et Cie à LEVALLOIS-PERRET. Ses nouveaux fabricants n’eurent pas le génie de leurs créateurs initiaux et leurs tentatives d’innovation et de modernisation ne connurent pas le succès escompté. En 1922, la disposition des sièges fut modifiée pour se retrouver côte à côte et décalée. Et l’attrait du cyclecar déclinant au profit de la voiture devenant plus abordable, la fabrication du BEDELIA s’arrêta en 1925, non sans avoir marqué et étonné son époque…

Ph.VASSEUR  02/06/2019                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

Le 13 mai 1951…

sa première voiture : R12 TL

L’invention du moteur à pétrole a permis à l’homme d’innover et d’inventer. Cette découverte équipe des engins à 2, 3, 4 roues voire plus. Dès ses débuts, le moteur fut installé dans un cadre en bois puis métallique qu’on appela chassis dans le cas d’une automobile. Pourquoi automobile ? Ce nom est composé de auto pour ” par soi-même ” et mobile pour ” qui se déplace”. Donc un ensemble qui se déplace par ses propres moyens. Pourvue de quatre roues, de transmissions, de freins et d’une direction dès ses origines puis complétée au fil du temps pour la rendre plus agréable à conduire et plus confortable, la voiture était née !

Le moteur, installé dans un cadre de vélo, donna naissance à la motocyclette. Installé au-dessus de la roue avant et entraînant celle-ci par l’intermédiaire d’un galet et vous obtenez le SOLEX. Et, toujours concernant les ” deux roues “, si le moteur entraîne la roue arrière par l’intermédiaire d’un galet, vous obtenez le PEUGEOT Bima… Ce même moteur équipe le bateau, les engins agricoles, de chantier… et permit à l’homme de concrétiser un rêve, celui de s’envoyer dans les airs : ce fut l’invention de l’avion.

Max CONRAD était citoyen américain. Passionné d’aviation, il passa sa licence de pilote. Le dimanche 13 mai 1951, il s’envola et traversa seul le continent américain aux commandes de son PIPER Racer. Cela lui prit 23 heures, 4 minutes et 21 secondes mais ce record ne fut pas reconnu officiellement ( catégorie appareil de 1000 livres de poids )… Mais si cet exploit n’a pas été reconnu, il y en a d’autres qui sont validés ! C’est le cas du fondateur du site archivesautos.fr qui est né le 13 mai et à qui je souhaite un bon anniversaire. En plus d’être mon parrain et mon cousin ( quel boulot… ), il a fait naître en moi la passion de la rédaction d’articles concernant tout ce qui roule surtout, passion que je vous fais partager chers internautes avec un immense plaisir. Et vu tout ce que j’ai dans ma mémoire, pas étonnant que j’ai mal à la tête quelquefois…  Mémoire fiable qui m’a rappelé que le 13 mai était quand même un jour à exploit…

Ph.VASSEUR  13/05/2019                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Cox’ 2 places

Petit rappel historique. Le IIIème Reich naissait en 1933. En 1934, sur idée de son fondateur. il fut question de produire une voiture accessible à tous et au meilleur coût. Le projet fut confié à Ferdinand PORSCHE. Le véhicule entra en production en 1938.  Dénommé initialement KDF pour Kraft durch Freude ( la force par la joie ), du nom d’une branche du Front du travail nazi, ce fut la VOLKSWAGEN type 1. Elle fut surnommée Käfer en Allemagne, Beetle  au Royaume Uni, Kever aux Pays-Bas, Escarabajo en Espagne, Maggiolino en Italie et Coccinelle en France. Sa forme s’inspirait de la TATRA T 97 tchécoslovaque, et  la Tchécoslovaquie intenta un procès à l’Allemagne nazie; mais ce procès fut perdu quand l’Allemagne envahit la Tchécoslovaquie… Procès qui fut de nouveau intenté après guerre et cette fois gagné suite à la capitulation de l’Allemagne. L’Histoire est un éternel recommencement…

A la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne fut obligée de travailler, et donc de fabriquer, pour ceux qui l’avaient vaincu. La production de la Coccinelle fut sous la responsabilité du Colonel Charles RADCLYFFE. Le Major Ivan HIRST, de l’armée britannique, roulait en VOLKSWAGEN Beetle ( il était anglais ), revêtue de couleur kaki. Désirant un cabriolet à partir de son véhicule, il s’adressa au Colonel RADCLYFFE, qui prit contact avec Joseph HEBMÜLLER, dirigeant de Karosseriewerke Joseph Hebmüller und Söhne, sise à WUPPERTAL, afin de faire aboutir cette idée. Il fut construit deux prototypes, un en deux places appelé cabriolet RADCLYFFE et un en quatre places. Puis contact fut pris avec le dirigeant de VOLKSWAGEN Heinz NORDHOFF qui confia la réalisation de la version 2 places  à HEBMÜLLER et la 4 places à KARMANN sis à OSNABRÜCK. La 2 places fut aussi appelée Heb’, mais sa dénomination officielle fut type 14A et la 4 places fut appelée type 15.  La Heb’ fut soumise à un test concluant de 10 000 km par les ingénieurs de VOLKSWAGEN.  Elle reprenait un maximum d’éléments de la type 1 pour sa fabrication. Ses plateformes avant et arrière étaient pratiquement identiques. Elle était équipée de clignotants et d’un poste radio TELEFUNKEN à touches et avait une allure sportive. Il fut décidé  d’en produire 2000 exemplaires. Mais la malchance s’abattit sur l’entreprise HEBMÜLLER.  Le 23 juillet 1949, un incendie se déclara dans l’atelier ” peinture “. Cela eut pour conséquence de fortement ralentir la production des véhicules qui fut par la suite transférée dans les ateliers KARMANN d’Osnabrück en 1952. Mais ces soucis contraignirent la maison HEBMÜLLER, fondée en 1889, à cesser ses activités…

Cette variante 2 places très élégante de la VOLKSWAGEN type 1  ne fut finalement construite qu’à 696 exemplaires auxquels il faut ajouter 3 prototypes et un exemplaire de présérie. Ce cabriolet RADCLYFFE ou Heb’ et plus précisément type 14A ne subsisterait   actuellement qu’à environ 100 exemplaires. La rareté se paie et si l’occasion se présente et à condition d’être fortuné, il faut l’acheter… Brazilian Convertible Company TROCAR au Brésil en a fabriqué des répliques. HEBMÜLLER n’aurait jamais pensé qu’un véhicule provoquerait sa perte…                                                                                                                                                                                                                                                                                                Ph.VASSEUR  10/05/2019                                                                                                                                                         .