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HINO 4 CV

Salon de l’Automobile 1946. Présentation de la RENAULT 4 CV. Mise en place du plan Pons visant à relancer l’industrie automobile française et donc condamnation de l’automobile de luxe nationale… Et il faut ajouter à cela la nationalisation des usines RENAULT.
Afin de faire rentrer des dividendes, nos constructeurs automobiles nationaux se voient contraints de vendre non seulement sur l’hexagone mais ils tentent aussi leurs chances à l’étranger. Et dans ses tentatives de vente, RENAULT tente sa chance au pays du soleil levant : le Japon.
Après d’âpres négociations avec les responsables japonais, il est convenu de  construire au Japon, et donc sous licence, la RENAULT 4 CV et ce à partir de 1953. Mais pour être exonéré des taxes douanières, celle qui s’appelle depuis janvier 1945 Régie Nationale de Usines Renault (RNUR) décide d’exporter sa 4 CV… en pièces détachées afin de l’assembler localement. Les accords négociés imposent au gouvernement japonais un quota de production déterminé au préalable et réévalué à la hausse d’année en année mais incluant des pièces produites sur place. Et cette production est confiée à un constructeur de poids lourds diesel : HINO. Dénommée sur place Yan Tse Vi, elle se nomme plus généralement HINO 4 CV, comme inscrit sur les documents publicitaires visant à promouvoir ses ventes.
La  HINO 4 CV se différencie de la RENAULT 4 CV par un détail d’importance : elle est produite en conduite à droite ! Car les japonais ne roulent pas comme nous, ainsi que les grands bretons et les australiens… et donc leurs véhicules sont de type RHD (right hand drive), histoire de faire plaisir aux anglophiles… A cette différence, la HINO 4 CV bénéficie de meilleures qualités de finition et d’usinage que sa cousine française. L’état du réseau routier japonais n’étant pas excellent, la HINO 4 CV est équipée d’un train avant renforcé. Elle fait le bonheur des taxis car elle transporte aisément quatre personnes et dans d’excellentes conditions.
A partir de 1957, HINO fabrique la 4 CV intégralement avec des pièces produites sur place et ne verse plus de redevances à la RNUR. Si la production de notre 4 CV s’arrête en France en 1961, elle continue au Japon jusqu’en 1963 pour un total de 34853 exemplaires. Parallèlement à sa production, HINO sort la CONTESSA en 1961 avec les soubassements et la mécanique de la 4 CV. La berline HINO Contessa ressemble à la SIMCA 1000 sortie la même année… et sera produite jusqu’en 1967, année où TOYOTA mettra un terme à la fabrication de voitures par la firme HINO.                                                                                                                                                                                                                                          Ph.VASSEUR  26/04/2019

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