• Archives-Autos | La nouveauté d'aujourd'hui est l'archive de demain. | © JM-VASSEUR

L’avion sans ailes.

Marcel Leyat était un ingénieur français qui ne manquait vraiment pas d’imagination. En 1911, agé de 26 ans,  il passa son brevet de pilote d’avion. Féru d’aéronautique, il ne cessa de concevoir de 1908 à l’aube de la seconde guerre mondiale une trentaine d’appareils différents. Il créa en 1913 une étrange automobile. La carrosserie en contreplaqué ressemblait à la carlingue d’un avion. Deux passagers y prenaient place mais installés en tandem ( ça me rappelle d’autres véhicules… ). Mais la plus grande originalité venait de son moteur : placé à l’avant du véhicule, il était équipé d’une hélice d’avion qui, de par sa rotation, faisait déplacer l’engin. Reposant sur trois ou quatre roues, les deux positionnées à l’avant étaient munies de freins et la ou les roues arrières étaient directrices. D’où son surnom d’avion sans ailes…

Initialement appelée Hélico, elle changea rapidement de nom pour s’appeler Hélica, nom latin de l’hélice. Différentes versions existèrent, telles que cabriolet, berline… Trois fabricants de moteurs équipèrent cette création. L’hélice était quand même entourée d’un cerclage, et il était possible d’équiper le cerclage d’un grillage à poules pour des raisons de sécurité ( bonjour les doigts sans le grillage… ).
Malgré un exemplaire présenté au salon de l’auto fin 1919, on dénombre la construction de 23 véhicules. Un modèle de record atteint la vitesse de 170 km/h en 1927 sur l’anneau de vitesse de Montlhéry. Ceux qui n’ont pas été détruits ont fini dans différents musées. L’inventeur de cet engin atypique aura été le seul à installer dans un véhicule un moteur d’automobile ou de motocyclette équipé d’une hélice d’avion afin qu’il puisse se mouvoir par ses propres moyens. N’oublions pas que le mot automobile est composé de  auto  qui signifie ” par lui_même ” et de mobile pour ” qui se déplace “…

Marcel Leyat inventa d’autres choses durant sa vie. Il mourut à 101 ans, oublié de beaucoup sauf de ceux qui l’ont cotoyé ainsi que les historiens. Quant à moi, j’en avais entendu parler par mon père hélas décédé. C’est lui qui m’a donné la passion de ce qui roule et dont je me fais un plaisir de vous parler via mes articles . Car il n’y a de nouveau que ce qui a été oublié…

Ph.VASSEUR   26/02/19

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *